Le groupe dont vous êtes le héros

17 octobre 2006 | un commentaire

Un groupe, ce n’est pas qu’une bande de musiciens. Pour que ça fonctionne, il faut tout un tas de monde autour : technicien(s), attaché(e) de presse (oui, souvent des filles), producteur, tourneur, manager, maison de disques, agent… Quand on n’a personne pour remplir ces fonctions, on le fait soi-même – et avant qu’on génère suffisamment d’argent pour avoir une personne dédiée, c’est souvent le cas.

On dessine les affiches et on va discuter colorimétrie chez l’imprimeur, on appelle les salles de province pour voir si elles achèteraient le spectacle, on produit ses disques, on prend des photos, on soude des câbles, on écrit aux journaux… On le fait parfois bien, parfois très mal, et surtout, toujours sur du temps qu’on préférerait utiliser à autre chose : écrire des chansons, refaire des arrangements, penser au set pour le prochain concert, etc. Je décris le fonctionnement d’un groupe « indépendant », mais il ne faut pas croire que ça se passe mieux quand on a signé avec une maison de disques. En vrai pas grand chose ne change, à part qu’on est un peu plus crédible quand on appelle les programmateurs de leur part, et qu’en échange on leur reverse une (grosse) partie des recettes sur les ventes de disque. A de rares exceptions près, les maisons de disques ne s’occupent pas de développement d’artiste en ce qui concerne les groupes.

Qu’est-ce qu’un agent ? C’est quelqu’un qui fait signer des contrats en échange d’un pourcentage sur le chiffre, en général 10 %. Il n’est pas forcément très proche du groupe. En revanche il connait plein de monde qui signe des contrats avec des artistes.

De l’autre côté on reçoit des mails de gens qui demandent pourquoi on ne vient pas dans leur région. C’est pas qu’on ne veut pas, juste on n’a pas de contrat là, on ne connait pas les bonnes salles (vous pouvez me dire à quel endroit on peut entendre de la chanson française en live à, par exemple, Agen ? Il y a qq années j’ai cherché, personne n’a pu me dire si ça existait).

Reste à faire le lien entre les deux. Ce que je vais décrire, j’avais commencé à le mettre en route, et puis le groupe s’est arrêté, je n’ai pas eu le temps de le tester en « grandeur nature ». C’est une idée inédite à ma connaissance.

Il s’agit de proposer aux visiteurs du site d’être agent pour le groupe. De donner à télécharger un « kit de démarchage ». Avec ce kit et l’envie de discuter, on a tout ce qu’il faut pour trouver des contrats dans sa région, peut-être rencontrer des programmateurs. On sait parler du groupe puisqu’on le suit déjà. Et si on arrive à ses fins, que tout ça se termine par un contrat, on touche les 10 % de ce qu’on aura négocié, mais surtout on aura fait venir dans sa région l’artiste qu’on voulait voir en concert (et on suit, voire on participe à l’organisation du concert, on passe du temps avec l’artiste, on peut être dans les loges, etc. – je n’essaie pas de sacraliser l’Artiste avec un grand A, mais la rencontre fait aussi partie du concept).

De quoi a besoin un agent potentiel ? Pas grand chose pour commencer, par exemple

  • un dossier de presse à imprimer soi-même et
  • un CD-démo à graver + sa pochette, à imprimer aussi.

Dans un deuxième temps, il pourra télécharger un contrat-type et une fiche technique.

Une fois le contrat signé, c’est le management du groupe qui se charge d’envoyer les éléments de promo à la salle (affiches, flyers, stickers…).

Une idée un peu du même genre vient de voir le jour : c’est http://www.sellaband.com/, qui propose de jouer le rôle de producteur cette fois. On écoute des démos, on achète des parts – on investit, et si le groupe démarre par l’intermédiaire du site on devient co-producteur pour de vrai. Pour moi c’est un peu trop virtuel tout ça, mais l’idée est bien là : celle du groupe dont vous êtes le héros.

gros ours

22 août 2006 | 2 commentaires

A priori rien à voir avec lph, c’est encore une note qui parle de Ol & Fred

sauf que là, surprise, c’est le groupe qui joue sur ce morceau.

Souvenir particulier : au studio la journée s’était bien passée, mais on ne trouvait pas le son de percussion sur le refrain. Après 2h d’essais variés on a obtenu ce qu’on cherchait en frappant des baguettes de batterie avec des cuillères à café.

pop et rock en espagne

30 mars 2006 | 9 commentaires

L’aventure espagnole est pour moi sur le point de se terminer, et je n’ai pas encore beaucoup parlé de musique (à part Jarabe de Palo dans une note précédente). Voici donc quelques uns des groupes que j’ai découverts ici – je parle de groupes en particulier car ils sont très présents dans le paysage musical ici, d’ailleurs on voit que la majorité des espagnols présents au Top 40 (les fameux couarenneta prinecipalesse) sont des groupes, surtout si on enlève Juanes (colombien) et Coti (argentin).

Voici ma playlist, les liens pointent vers là où j’ai trouvé des extraits.

  • El universo sobre miAmaral
    Amaral - Parajos en la cabesa

    Originaire de Saragosse, un groupe de deux. La chanteuse, Eva, jouait de la batterie dans un groupe de rock, avant. 1er disque en 1997, 2 autres ensuite. Cette chanson marche très fort en ce moment.

  • La playaLa oreja de Van Gogh (LODV pour les intimes)
    LODV - Amaia

    De San Sebastian, un groupe de copains de fac, formé en 1996. C’est devenu sérieux quand, remportant le concours rock du festival de San Sebastian, ils ont automatiquement signé avec une maison de disques.

  • ZapatillasEl canto del loco
    El canto del loco

    De Madrid, ils ont fait 3 disques et sont en tête des ventes en ce moment avec « Volverá », la chanson précédente sur l’album.

  • Tiempo de SoleáOros de Brujo
    Ojos de Brujo - Bari

    De Barcelone, et comme ils le disent sur leur site : grupo español de hip hop y flamenquito. Leur dernier disque, Techari est nettement plus flamenco que le morceau que j’ai choisi.

  • Nunca volverá (et le clip format timbre poste) – El sueño de Morfeo
    El sueño de Morfeo

    Le plus récent de tous les groupes présentés ici, ils viennent des Asturies (comme la princesse ou Fernando Alonso, mais aucun rapport), c’est leur premier disque, et on l’entend partout en ce moment.

On pourrait encore ajouter El efecto mariposa (de Málaga, le nom signifie « l’effet papillon », pour les non-comprenants), Estopa (de l’Hospitalet, à côté de bcn) ou des anciens comme Hombres G, Los Piratas, Seguridad Social ou Maná (quoique pour ces derniers je crois qu’ils sont mexicains en fait, mais on les a tellement entendus sur la plage qu’ils se sont appropriés la terre et le sable).
Plus en utilisant par exemple last.fm.

Ivre Mort

14 mars 2006 | 3 commentaires

IMG_3310.JPG

Ajouté ce matin, les deux versions de cette chanson : celle de l’album, enregistrée avec les moyens du bord, et la suivante, refaite dans un vrai studio – de mémoire on avait juste réenregistré la batterie et la basse, et Gwen remixé le tout – car on n’était pas assez content du son de la première.

ukulélé

7 mars 2006 | écrire un commentaire

Cet ancien chanteur* muni d’un instrument de petite taille, nous donne l’idée de la prochaine page de ce carnet.
Rien à voir donc, mais pour les fans d’ukulélé et/ou des Beatles c’est une bonne idée d’aller jeter un oeil à ça : http://www.ukuleledisco.com/jake.
Ce mec est extraordinaire (au sens propre).
* (mais nous sommes rassurés il n’est pas perdu pour tout le monde)

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